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Est-il possible de déconnecter pendant les vacances ?

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Est-il possible de déconnecter pendant les vacances ?

Les mois de juillet et août riment classiquement, en France, avec l’idée de vacances. Après 16 mois de crise sanitaire, 3 confinements, la mise en place du télétravail massif, des surcharges de travail dans certaines activités, du chômage partiel dans un contexte d’incertitude généralisé : les salariés Français ont été mis à rude épreuve et les vacances d’été sont attendues avec impatience pour arriver à déconnecter et se ressourcer !

 

La déconnexion totale est-elle possible ?

 

Appel à l’aide d’un collaborateur ou d’un collègue, traitement urgent d’un mail auquel vous seul pouvez répondre : les motifs sont nombreux pour mettre entre parenthèse ses vacances méritées pendant quelques minutes ! Outre ces sollicitations vous êtes peut-être également dans l’anticipation et la préparation de votre rentrée ? Ainsi, vous préférez consulter et traiter régulièrement vos mails pour alléger votre boîte de réception avant même votre retour au travail… Qu’est-ce donc que quelques minutes de congés « sacrifiées » en regard du sentiment d’être indispensable à son équipe ? Peut-être avez-vous déjà eu également un sentiment d’apaisement inconscient après ce traitement régulier de vos emails en pensant vous offrir le gage d’une rentrée non surchargée ? Selon un sondage BVA 43% des salariés et 93% des cadres consultent leurs boites mails professionnelles pendant leurs congés… Cette tendance ne cesse d’augmenter ces dernières années avec l’utra accessibilité des données professionnelles et des sollicitations via les smatphones et autres tablettes… La crise sanitaire et les confinements successifs ont été également à l’origine d’une augmentation de l’hyperconnexion professionnelle et personnelle : plus d’un français sur 2 a augmenté son temps d’écran général et 38% ont augmenté leur temps passé sur les réseaux sociaux selon l’étude Odoxa – GAE Conseil (avril 2020). 

 

3 conseils pratiques pour partir en vacances serein et déconnecté !

 

1/ Anticipez professionnellement votre départ en vacances

Au-delà de poser vos dates à l’avance organisez-vous dans votre travail, le traitement de vos dossiers et les rendez-vous que vous donnez pour vous garder un temps incompressible pour terminer vos principaux dossiers en cours. Prévoyez sur votre dernière semaine un temps d’échange et de transmission de vos dossiers à votre équipe afin de pouvoir bénéficier d’un relai efficace vis-à-vis de vos clients pendant votre absence et ce sans surcharger votre ou vous relai(s).

 

2/ Paramétrez un message d’absence sur vos messageries

Messagerie vocale, boîte mail… Prenez le temps d’activer un message d’absence pour vos interlocuteurs et faites le lien avec votre relai auquel vous avez précédemment transmis vos dossiers en cours et informations s’y afférant afin de ne pas être dérangés et ne pas froisser vos clients par un manque de continuité. N’hésitez pas à informer vos clients et partenaires les plus habituels de vos congés et à les rassurer en leur présentant votre relai et dispositions mises en œuvre durant votre absence.

 

3/ Désactivez vos applications professionnelles

Pour une déconnexion réussie vous pouvez également désactiver vos applications professionnelles telles que Linkedin, Twitter, voir même enlever vos mails professionnels de votre smartphone ou encore… oublier votre téléphone professionnel à la maison !

 

4/ Profitez de ce temps pour prendre soin de vous !

Les vacances peuvent être aussi le moment de retrouver une meilleure hygiène de vie : sommeil, alimentation, sport… L’été et les congés sont également un moment où l’on a tendance à voir sa consommation de tabac et d’alcool augmenter… Rappelez-vous les repères de consommation d’alcool de Santé Publique France : maximum 2 verres par jour (unités d’alcool) et pas tous les jours !

 

A partir de quand l’hyperconnexion doit-elle interroger ?

 

L’hyperconnexion est définir comme une utilisation excessive des outils de connexion associée au besoin irrépressible d’être connecté à internet et aux réseaux sociaux ; ce besoin serait même plus important parfois que de boire de l’alcool ou de fumer une cigarette. C’est par ailleurs une pratique addictive qui est, aujourd’hui, plus socialement admise voir même encouragée dans certains cercles professionnels et/ou personnels ; d’où la difficulté de prise de conscience vis-à-vis de son propre rapport à « la connexion ». Les conséquences sont pourtant importantes : surcharge d’information pour notre cerveau, impossibilité à prendre de la distance avec son travail, interruptions de taches lors de la réception de notifications et donc baisse de la qualité de travail, irritabilité, troubles du sommeil, dégradation de l’hygiène de vie d’une manière générale. L’hyperconnexion est bien une conduite addictive comportementale qui se caractérise notamment par :

 

  • Besoin compulsif de se connecter pour vérifier ses mails / réseaux sociaux
  • Sensation de manque et une impossibilité de déconnexion
  • Isolement, repli sur soi, perte d’activité autre que le fait d’être connecté
  • Développement de troubles du sommeil, perte d’appétit…

 

Des troubles anxio-dépressifs sont souvent associés ainsi que de la consommation de substances psychoactives pour « tenir » et ce d’autant plus dans un cadre professionnel où l’hyperconnexion est souvent en lien avec une situation de Workaholisme (addiction au travail) qui peut mener au burn-out.

Les experts de GAE Conseil vous proposent par exemple pour prévenir collectivement ces risques un atelier hyperconnexion & cyberdépendances, une formation sur le surinvestissement, l’hyperconnexion et le workaholisme, ou encore notre webinaire prévenir le survinvestissement et l’hyperconnexion.

 

Et vous, où en êtes-vous avec l’hyperconnexion ?

Faites le test !