L’employeur a une obligation de santé et de sécurité sur l’ensemble de ses salariés. Il doit ainsi s’assurer que l’ensemble de ses salariés occupent leur poste en toute sécurité notamment pour les postes sensibles. La consommation de substances psychoactifs représente un risque majeur en termes de santé et de sécurité au travail. En effet, la consommation de substances psychoactives représenterait 15 à 20 % des accidents du travail.
L’employeur a donc des obligations envers ses collaborateurs : organisation d’actions de prévention, d’informations, de journées sécurité, de formation mais également la possibilité de mettre en place des opérations de dépistage au sein de son établissement. Toutes ces actions doivent être inscrites dans le plan annuel de prévention de l’entreprise.
Quand utiliser un test de dépistage au travail ?
Le dépistage sur le lieu du travail doit avoir une visée préventive. L’objectif étant de s’assurer de la tenue des postes en toute sécurité pour le salarié, ses collègues et éventuellement les clients, l’employeur doit respecter certaines règles en matière de dépistage. Il n’est effectivement pas possible de procéder à un dépistage sans raison apparente sur un salarié.
L’employeur a la possibilité d’avoir recours à deux tests de dépistage :
Le dépistage au sein d’une entreprise n’est donc possible que si :
Plusieurs modalités de dépistage sont autorisées en entreprise :
Le dépistage n’est possible que pour les salariés occupant un poste de sécurité au sein de l’entreprise. Chaque entreprise est libre de décider des postes de sécurité mais doit-être proportionnel au but recherché. La liste des postes de sécurité doit également être affichée dans l’entreprise.
Il n’est pas possible de dépister une personne intérimaire ou sous-traitante puisqu’elle n’est pas soumise au même règlement intérieur. Toutefois, l’entreprise sous-traitante se doit d’agir en cas de comportement inhabituel notamment en retirant le salarié de son poste afin de le mettre en sécurité.
Comment utiliser un test de dépistage au travail ?
Un protocole pour les opérations de dépistage doit être rédigé par l’entreprise. Ce dernier permet d’en détailler les étapes. Procéder à une opération de dépistage n’est jamais simple pour le dirigeant, il s’agit de situations pouvant entrainer du stress, de l’incompréhension chez le collaborateur, etc. Une procédure claire et détaillée est, ainsi, aidant pour le manager habilité. L’idéal est d’inscrire cette procédure au sein de votre politique globale de prévention des addictions et/ou de santé-sécurité au travail.
Chaque entreprise est libre de réaliser son propre protocole en fonction des réalités de son entreprise. Toutefois, la base de procédure est similaire aux différentes entreprises :
- 1
Retirer le salarié de son poste et le placer dans un endroit calme et discret
- 2
Prendre le temps d’échanger avec le salarié en lui indiquant les raisons du retrait du poste, présenter ses inquiétudes en restant très factuel
- 3
Proposer au salarié de faire un test (alcool, stupéfiant ou les deux) :
- Le salarié a le droit de refuser de se soumettre à un test de dépistage. Dans le cas d’un refus, le salarié est considéré comme positif au test
- Le salarié accepte, le dirigeant habilité procède au test en ayant vérifié en amont le
- 4
En fonction des résultats :
- Si le résultat est négatif, le salarié reprend son poste sauf si son comportement ne le permet pas. Dans ce cas, une prise en charge doit être mis en place.
- Si le résultat est positif, une prise en charge est mise en place pour le salarié. Le salarié a droit à une contre-expertise médicale aux frais de l’employeur.





