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Le retour sur le lieu de travail à la rentrée de septembre : quels enjeux pour les entreprises vis-à-vis des pratiques addictives ?

retour au bureau après le télétravail

Le retour sur le lieu de travail à la rentrée de septembre : quels enjeux pour les entreprises vis-à-vis des pratiques addictives ?

 

Alors que les salariés français redoutent le retour au bureau et attendent un changement au niveau du management et de l’organisation du travail d’une manière générale, près de 8 salariés sur 10 veulent pouvoir encore télétravailler à la carte. Le télétravail qui s’est instauré dans l’urgence et de manière massive au début de la pandémie tend à se normaliser. Le 9 juin dernier a marqué une nouvelle étape dans le plan de déconfinement du gouvernement ; le télétravail s’est assoupli dans les entreprises et les salariés sont maintenant plus enclins à travailler de manière hybride. De nombreuses entreprises ont entrepris de ré-accueillir dans leurs locaux les premiers salariés à cette étape avant les premiers départs en vacances d’été. Dans le contexte actuel plusieurs questions se posent en ce qui concerne :

 

  • Le retour sur le lieu de travail après des mois de télétravail et les congés d’été
  • La prise en compte de la santé psychologique et de la prévention des pratiques addictives dans ce contexte

 

 

Le retour sur le lieu de travail après des mois de télétravail et les congés d’été

 

Il est important de prendre en considération les éventuelles réticences au retour sur le lieu de travail pour certains collaborateurs ; la sortie de cette période n’est en effet pas évidente. Si la découverte du télétravail à plein temps pour certains a été difficile au début, il s’avère aujourd’hui plébiscité par de nombreux salariés qui peuvent rechigner à revenir dans les locaux de l’entreprise entre nouvelles habitudes de vie et anxiété vis-à-vis de la situation sanitaire. Cependant en repoussant « le retour à la normale » le risque est d’augmenter de manière inconsciente l’anxiété à l’égard de cette perspective du retour, de la reprise pour les acteurs concernés. Il est donc essentiel d’accompagner au mieux cette reprise en tant que DRH, manager notamment en :

 

  • Communiquant, informant au mieux vos équipes sur les conditions de reprise
  • Garantissant le respect des consignes sanitaires et en les expliquant
  • Identifiant les bonnes pratiques qui ont germé avec le télétravail et qui sont à conserver
  • Étant à l’écoute du vécu des équipes, des salariés et en prenant soin des salariés les plus éprouvés sur le plan de la santé psychologique
  • Préparant un temps d’accueil à la reprise
  • Renforçant la cohésion, l’adhésion et l’engagement des équipes

 

Dans le cas d’une reprise partiel sur le lieu de travail comme cela est le cas dans beaucoup d’entreprises il est essentiel que de pouvoir former les managers aux bonnes pratiques de prévention des pratiques addictives en distanciel : comment identifier et aborder le sujet à distance ?

 

Pourquoi prévenir les pratiques addictives à la rentrée ?

 

L’étude Odoxa-GAE Conseil (Novembre 2020) sur l’impact du télétravail sur les pratiques addictives dressait un constat alarmant : numérique, tabac, alcool, drogues, médicaments ou encore workaholisme ; toutes les pratiques addictives ont augmenté en télétravail. Ainsi, les trois quarts des Français jugent que les salariés ayant une addiction risquent de la voir s’aggraver du fait du télétravail. Et 41% des salariés considèrent quant à eux, les pratiques addictives comme fréquentes en télétravail (+ 10 points par rapport au lieu de travail).

Au-delà de la santé et des conditions de travail, le travail à distance pose des difficultés en matière de pratiques addictives. L’enjeu est majeur car si l’on en croit les salariés français les pratiques addictives en milieux professionnels sont loin d’être marginales (41%). Le télétravail a rendu plus difficile la détection des addictions individuelles ; pour 80% des salariés il est plus difficile de les détecter en travail à distance. La question est largement mise de côté car 75% estiment qu’il est très difficile d’aborder le sujet avec un collaborateur en difficulté si ce dernier travaille à distance.

Quid du retour au travail de ces collaborateurs à la rentrée ?

Les employeurs doivent adapter leurs politiques de prévention des addictions à ce contexte inédit et/ou la co-construire afin de concilier les intérêts économiques et les facteurs humains de l’entreprise pour réussir la reprise économique !